photos et texte Capucine Gougenheim Geagea
La Folie Barbizon, une auberge artistique, entre féérie et poésie à l’orée de la forêt.
Un refuge artistique au cœur de Barbizon, comme un conte contemporain
À Barbizon, juste à l’orée de la forêt de Fontainebleau, dans un village, décoré de guirlandes de fanions bleu, blanc, rouge, une maison surgit comme dans un conte.
La Folie Barbizon est une auberge artistique, une maison de campagne réinventée où l’imaginaire reprend toute sa place, où l’âme de l’enfant ressurgit dans chaque recoin.
Ni tout à fait hôtel, ni maison d’hôtes, mais plutôt une grande maison artistique, habitée, qui donne l’impression d’arriver chez des amis proches; des amis qui auraient le don de transformer chaque détail en histoire féérique.
Une adresse singulière qui réunit amoureux, familles, artistes et voyageurs en quête d’une parenthèse enchantée.











Hôtel La Folie Barbizon: une retraite poétique au cœur de la forêt de Fontainebleau
A peine une heure de Paris, déjà le lieu inspire. L’esprit est emmené ailleurs par le regard, autrement par l’imaginaire. Ici la vie ralentit, les pas peuvent se perdre dans la forêt, les amis et la famille élargie et les nouveaux venus se retrouvent autour du feu de cheminée ou d’une partie de pétanque, au milieu d’oeuvres d’art, d’histoires féériques et de la nature présente partout.
Le lieu se dessine, se découvre, se vit comme une grande maison d’artistes à l’orée de la forêt de Fontainebleau, avec la précision et les codes d’un hôtel 4 étoiles et la liberté d’une maison d’hôtes contemporaine, dans le ton d’une auberge moderne: discussions qui durent, verres qui s’entrechoquent, tables d’hôtes partagées, enfants qui rient dans le jardin, artistes qui croisent familles et bandes de copains.
Ici, l’imaginaire ne peut que reprendre sa place. La nature n’est pas un simple décor au loin, elle est la voisine du bout du jardin, offrant le bruissement des feuilles et le chant des oiseaux comme réveil matin, les silhouettes des grands arbres protecteurs dans les sentiers, à quelques pas













Une auberge artistique à mi-chemin entre maison de copains et hôtel de collection
La première impression tient à cette sensation d’être attendu. La Folie Barbizon a gardé l’esprit d’une maison de famille et de copains qu’on ouvre aux autres, aux amis, aux nouveaux venus, aux voyageurs, dans ce village berceau du mouvement pré-impressionniste
Les chambres ne se comptent pas en numéros, mais en personnalités au gré des personnages du conte imaginé par Sarah Valente, la directrice artistique qui a fait la curation des artistes pour inventer chaque chambre. La chambre du Chevalier, la chambre de la Lune, la chambre aux Coquillages. Il y a celles que l’on retient par la couleur, par la lumière phosphorescente qui emmène au delà des étoiles, dans la stratosphère, par le baldaquin, qui laisse imaginer une princesse Barbie des temps modernes, par la fresque, par les personnages rigolos, par une tête de lit incroyable, par un vitrail inattendu qui filtre la lumière comme si la forêt avait glissé jusqu’à la salle de bain.









À l’orée de la forêt de Fontainebleau
La Folie Barbizon se trouve exactement à la frontière du village et de la forêt de Fontainebleau. L’héritage de l’École de Barbizon, l’esprit anti-conventionnel des artistes comme Jean-François Millet, Théodore Rousseau ou Jean-Baptiste Camille Corot qui avaient trouvé refuge dans cette forêt, inspirés par la beauté des éléments affleurent sans cesse en filigrane comme un écho logique, une inspiration continuelle de ces immenses artistes sur les artistes qui s’expriment ici.
Au début du 19ème siècle, peintres encore méconnus, ils venaient ici poser leur chevalet en plein air pour saisir la lumière, l’air, l’atmosphère, les ciels changeants, le relief des troncs et la magie des rochers en quête d’authenticité.
Aujourd’hui, ce sont d’autres artistes qui prennent le relais, dans un esprit similaire: travailler au plus près de la forêt, laisser le paysage influencer les œuvres et les atmosphères dans un monde de conté de fées.






Le jardin prolonge ce lien. Dessiné par la paysagiste Estelle Marandon, il favorise la biodiversité, conserve l’existant, ajoute des essences qui nourrissent insectes, oiseaux et regard. Potager, massif mellifère, œuvres disposées à l’extérieur: on circule dans un espace qui a la douceur d’un jardin de maison et la précision d’un projet pensé.
Dans la maison, la forêt ne cesse d’entrer et de participer: un tapis inspiré des archives du château de Fontainebleau, des vitraux colorés à partir d’épluchures d’aubergine, des matières et des couleurs qui rappellent les sous-bois. On quitte le jardin pour retrouver d’autres formes de nature sur les murs et les sols.
Et dehors, pieds dans le sable, regards vers les rochers, lumière qui change au fil de la journée: la nature toujours.











Un conte contemporain
Sous la direction artistique de Sarah Valente, le lieu se déploie autour du Conte de Barbizon, imaginé à partir de l’histoire du village, de sa forêt et de ceux qui l’ont habitée.
Ce conte traverse les époques, des esprits de la nature aux rois de Fontainebleau, des paysans aux peintres, jusqu’aux artistes et voyageurs d’aujourd’hui. Chaque chambre, chaque espace, chaque œuvre vient en prolonger un fragment.
Les artistes en résidence ont investi les lieux comme une toile en trois dimensions. Têtes de lit sculptées, fresques murales, tapisseries, céramiques, mobiles, installations lumineuses, pièces de mobilier uniques: l’auberge artistique devient un hôtel-galerie en mouvement ponctué de pauses.
Certaines œuvres ne se révèlent qu’à la nuit tombée: un terrazzo phosphorescent que l’on découvre à la lampe de poche, des fresques qui changent sous la lumière UV, des éléments cachés qui apparaissent peu à peu. La maison joue avec cette idée de petites surprises, de chasses au trésor qui donnent envie d’explorer partout.
L’ensemble forme un hôtel artistique où dormir dans une belle chambre fait partie d’un chapitre du conte, pour une nuit ou un week-end.











Une maison pour les amoureux, les copains et les familles élargies
Protéiforme, La Folie Barbizon a créé plusieurs façons de vivre le lieu. Les couples y trouvent une parenthèse au calme, à une heure de Paris. Une promenade en forêt, un bain nordique, un massage, un dîner tamisé, une chambre-cocon choisie et signée par un artiste tout invite à se déconnecter du quotidien, sans chercher d’effet spectaculaire, mais plutôt une pause, et un moment bulle.
Les bandes de copains retrouvent ici l’esprit maison de campagne: chacun arrive en décalé, se retrouve autour de la table, prolonge le dîner par un verre au bar, assiste à un concert intimiste puis discute dans le salon. L’architecture du lieu, pensée comme une grande maison ouverte, s’adapte naturellement aux envies décalées ou non tout en rassemblant.
Pour les familles, La Folie Barbizon devient un terrain de jeu discret. Les enfants partent sur les sentiers, découvrent la forêt, participent à des ateliers de jardinage, de céramique, de dessin. Chasses au trésor, projections, découverte de la nature à hauteur d’enfant: le programme change selon les saisons. Pendant ce temps, les parents peuvent s’accorder un moment au restaurant, au bar, dans le jardin, se balader, jouer à la pétanque, lire, se reposer.







La table: une cuisine locavore et conviviale
La table occupe une place centrale dans cette auberge artistique. Aux commandes, le chef Éric Fava signe une cuisine locavore qui s’appuie sur les producteurs de la région et le terroir environnant.
Sous le ciel poudré et nuageux de l’artiste Mathias Kiss, qui se déploie sur les poutres apparentes de la salle à manger à l’abri de la suspension Astre faite de lunéales qui portent bonheur, mobile si poétique et léger, les plats se partagent facilement, dans l’esprit d’une grande tablée de maison de famille. Le week-end, la carte est nourrie par les récoltes locales au fil des saisons, avec des produits choisis chez les artisans locaux.
Les recettes se partagent, la grande table proposent des plats au centre et où tout le monde se sert.
En semaine, le bar à vin et les tapas offrent une autre façon de dîner, plus souple, propice aux arrivées tardive ou aux dîners improvisés.











Art, nature et transmissions
Au-delà des chambres et du restaurant, La Folie Barbizon propose une programmation artistique inspirée par son environnement, près de la forêt. Expositions, résidences d’artistes, ateliers, balades guidées, rencontres autour des enjeux de préservation des forêts: le lieu n’est pas un décor figé, il s’enrichit au fil du temps.
Greenline Foundation, co-portée par Sarah Valente, ancre cette dimension au fil des saisons. Inspirée par l’histoire des artistes de Barbizon qui se sont mobilisés pour la protection de la forêt, la fondation utilise l’art comme vecteur de sensibilisation. La Guilde des Arts et Forêts, en cours de déploiement, s’inscrit dans cette logique de table ronde entre artistes, penseurs, défenseurs de la nature et publics engagés.
La Folie Barbizon devient ainsi un autre point d’ancrage tourné vers la nature: un lieu où l’on vient autant pour se reposer que pour réfléchir, observer, apprendre, transmettre.








Regards croisés et talents additionnés
Derrière cette maison, plusieurs talents se répondent. Il y a d’abord Lionel Bensemoun, qui a imaginé La Folie Barbizon en 2019, comme une résidence d’artistes et une maison de copains avant que l’idée d’un hôtel ne s’impose. Son expérience des lieux de vie (clubs, hôtels, bars) se retrouve dans l’atmosphère: une convivialité assumée, comme il l’avait imaginé en Toscane à La Villa Lena, sa première résidence d’artistes.
Puis vient la rencontre avec Nicolas Saltiel, fondateur de Chapitre Six. Il apporte la structure, le regard hôtelier, la vision d’une collection de maisons singulières, la force de son entreprise familiale, l’expertise hôtelière singulière et haut de gamme. La Folie Barbizon est devenu un hôtel à part entière, mais sans perdre l’esprit d’origine. La phrase qui scelle leur collaboration “ça m’intéresse, à condition que tu restes” affirme Nicolas Saltiel s’adressant à Lionel Bensemoun, résume bien l’équilibre trouvé et les regards croisés: faire grandir le lieu sans en lisser le caractère.


Direction artistique et identité visuelle
La direction artistique a été confiée à Sarah Valente, qui a conçu le Conte de Barbizon et le parcours d’œuvres et la curation des artistes. Avec Greenline Foundation, elle relie l’hôtel à un engagement plus large autour des forêts. L’architecture d’intérieur est signée Studio Marion Collard qui intervient en respectant les traces du passé pour mieux les prolonger. La maison est repensée comme un assemblage de pièces, de matières et de couleurs où l’on circule naturellement d’un espace à l’autre.
Enfin l’identité visuelle imaginée par André Saraiva ajoute une touche personnalisée qui résume l’ensemble: un logo revisité, qui garde l’esprit de MR.A tout en l’ancrant dans cette maison-là, à Barbizon, entre village et forêt.









Venir, rester, revenir
On rejoint La Folie Barbizon en voiture depuis Paris, en train puis taxi, parfois même à vélo pour ceux qui veulent prendre le temps du trajet. Il y en a !
L’adresse fonctionne aussi bien pour une nuit en semaine pour déconnecter qu’un week-end prolongé, une fête de famille, un séjour en résidence, pour faire du yoga, essayer un simple déjeuner ou dîner. C’est facile.
Auberge artistique, hôtel à la lisière de la forêt, maison de campagne ouverte aux autres: La Folie Barbizon assume cette identité multiple. Le lieu invite à respirer, marcher, savourer, se laisser surprendre par une œuvre, un détail, une lumière.Beaucoup repartent avec une envie: revenir découvrir ce qui aura changé, grandi ou simplement continué à vivre entre-temps.
LE PROGRAMME
Les VENDREDIS
CINÉ ET POPCORN CLUB
15h – Projection de film pop corn inclus
Les SAMEDIS
COURS DE PILATES AVEC TATIANA PONDI
10h30 – 11h30
ATELIER « LA GRANDE ASSIETTÉE » PAR CÉLIA COËTTE
14h00 – 16h00
Offert pour les résidents de l’hôtel et ouverts aux clients extérieurs (50€)
COURS DE YOGA AVEC MARION SEBIH ET JB
18h00 – 19h00
Les DIMANCHEs
COURS DE YOGA AVEC CAROLINE
11h – 12h
ATELIER « LA GRANDE ASSIETTÉE » PAR CÉLIA COËTTE
11h00 – 13h00
ET TOUT LE WEEK-END, EN LIBRE ACCÈS:
Jeux de société, activités créatives, pétanque, vélos, karaoké… ou juste DORMIR!
Prochaines retraites wellness avec Elodie Garamond:
9-11 Janvier 2026, 13-15 Février 2026, 13-15 Mars 2026
HÔTEL LA FOLIE BARBIZON, un hôtel CHAPITRE SIX
5, Grande Rue, 77630 Barbizon
dormir@lafoliebarbizon.com
01 89 56 67 00
















Les artistes © Sonia Sieff
Andrey Zouari: La Suite aux Étoiles et Chambre 28
Antoine Carbonne: La Cabane du Platane et Chambre 01, fresque du Salon 2 et fresque du petit théâtre
Constance Lafonta: La Mare aux Fées et Chambre 20, miroir dans la cour extérieure
Cyril Debon: La Chambre d’Anour et Chambre 26 et plaques signalétiques
Éloïse Van Der Heyden: La Grande Rue et Chambre 02 et rideaux du restaurant
Giulia Zanvit: Suspension astre du restaurant
Hugo Drubay: L’Appel de la Forêt – Chambre 24, fronton
cheminée du restaurant et miroir aux arbres du lobby
John Fou: La Chambre du Magicien – Chambre 19B et la fresque salon bibliothèque
Loumi Le Floc’h « Precious Peels »: Vitraux en chambre
Marine Breynaert: Luminaires du rez-de-chaussée
Mathias Kiss: Fresque au plafond du restaurant
Ugo Schildge: Le Chant des Oiseaux et Chambre 25, bar du restaurant et la table basse du salon bibliothèque
Giulia Zanvit: Suspension astre du restaurant
Pauline Guerrier: Les Guerriers de Barbizon et Chambre 23 et tapisserie dans le salon bibliothèque
Éloïse Van Der Heyden: La Grande Rue, Chambre 02 et rideaux du restauran
Ugo Schildge: Le Chant des Oiseaux et Chambre 25, bar du restaurant et la table basse du salon bibliothèque
Papier Boulettes: Fresque du restaurant en papier maché
Sarah Valente: La Suite de la Lune et Chambre 16 et terrazzo lumineux dans le petit théâtre
Théophile Stern: Les Chevaux Rouges et Chambre 19 et sculpture du chien dans le restaurant
Victor De Rossi: La Forêt et Chambre 10 et mobilier et et têtes de lit
Studio Marion Collard: La Chambre aux Coquillages et Chambre 27