Capucine Gougenheim Geagea

Gastronomie à l’Hôtel Royal d’Evian Resort: un nouveau chapitre avec chef Yohan Fratela

Mars 2026. L’Hôtel Royal ouvre un nouveau chapitre de son histoire gastronomique avec la nomination du chef Yohan Fatela en tant que chef exécutif. Une arrivée qui s’inscrit dans la continuité d’une maison où la table prend une grande place dans  l’identité du lieu.
Pendant plus de vingt ans, le chef Patrice Vander a façonné l’âme culinaire de l’établissement et contribué au rayonnement du restaurant étoilé « Les Fresques ». Son travail a inscrit durablement l’Hôtel Royal dans le paysage gastronomique français.

Yohan Fatela, un chef voyageur, une formation française aux côtés de Pierre Gagnaire et un passage à La Bastide de Gordes

Formé dans les grandes maisons internationales, Yohan Fatela incarne une nouvelle génération de chefs issus de l’hôtellerie de luxe. À 19 ans, il part en Écosse avant de revenir en France à Grenoble. Son parcours prend ensuite une dimension internationale au sein du groupe Shangri-La, naviguant entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie. À Pékin, il devient chef de cuisine à seulement 24 ans au Sofitel, orchestrant des dîners diplomatiques pour chefs d’État et délégations internationales.
De retour en France, il rejoint l’Hôtel Majestic à Cannes aux côtés de Pierre Gagnaire, et participe notamment aux grands dîners du Festival de Cannes. À 29 ans, il est nommé chef exécutif à La Bastide de Gordes, où il affirme une signature précise, structurée et contemporaine.

photo © Le Bon Jour 

Une cuisine française qui met en valeur le produit

À l’Hôtel Royal, sa mission s’articule en deux axes. Le premier: maintenir le niveau d’exigence de la table étoilée « Les Fresques », en poursuivant une cuisine française actuelle, ancrée dans le produit.
Le second: structurer et harmoniser l’ensemble de l’offre culinaire de l’établissement, de La Véranda à L’Oliveraie, en passant par le bar et le petit-déjeuner. La table gastronomique reste un point d’ancrage, mais l’enjeu porte aussi sur la cohérence globale: restaurants, petit-déjeuner, service, rythme. Tout ce qui constitue, concrètement, la vie quotidienne d’un palace.

Dans cette approche, le potager Royal de 3000 m² situé au cœur du parc devient un élément central.
Cultivé à l’ancienne par des techniques inspirées de la permaculture, il alimente les cuisines au rythme des saisons et inscrit les produits choisis dans une logique de proximité et de cohérence avec les saisons. L’hôtel Royal possède également des ruches et produit son propre miel
La cuisine de Yohan Fatela repose sur quatre lignes directrices: l’émotion, la précision, la simplicité maîtrisée et la mémoire du moment.
Une vision qui privilégie la précision du goût et la justesse des cuissons, sans démonstration inutile
« C’est avec beaucoup de respect que je rejoins une maison à l’histoire forte. L’objectif est de proposer une cuisine française lisible, conviviale et ancrée dans son époque », explique-t-il.

L’expérience de Plume au dîner aux Fresques 

Ce soir là, l’apéritif  est servi dans les grands salons confortables pour déguster les cocktails maison, concoctés par  Davide Trupia et ses équipes.
Le Gin Royal  est servi dans un  grands verre ballon, concocté avec des produits d’exception, d’abord le gin maison créé avec la verveine du potager combiné avec dela cardamome verte, du coriandre et des zestes d’agrumes par David Trupia et distillé par Altitude Gin et servi avec un tonic à La Bergamote de la maison Archibald. Le moment est agréable calés dans de profonds fauteuils, devant l’enfilade de grands tentures qui savamment installés créent comme des mise en scène pour être vus ou pas, et derrière lesquelles, le bar circulaire se distingue sous un plafonnier magistral brillant de milles pendeloques dansantes, à la lumière tamisée.
Les apéritifs finis, le dîner suit aux Fresques, en traversant le hall sous la coupole décorée des 12 signes astrologiques.
Après les amuse-bouches joliment présentés sur des petits plateaux en bois étagés, les écrevisses, les filets de Perche du lac ouvrent l’appétit avant  la poularde de Bresse tendre et cuite à souhait, servis avec des vins de Savoie, L’Echappée du  Domaine de L’Arbessieux, issu d’un « vieux cépage alpin dont il ne subsiste que quelques hectares en France », Les Garennes, Crozes Hermitage du domaine Les Alexandrins choisis par une jeune sommelière passionnante, puis le rituel du fromage.
Le charriot de fromage est un spectacle à lui seul, présenté sous cloche, une sélection de la région et fromages suisses comme le Suprême des Alpes sorte de Parmesan, un Brillat Savarin coulant à souhait,  un comté de 43 mois, quant aux desserts de Clément Pouillote, ils réservent des surprises de taille qui apportent de la bonne humeur et délient les langues.
Pour terminer la cérémonie des infusions de plantes récoltées dans le potager est un must sous les fresques estivales du restaurant que l’on peut admirer à l’aide d’un miroir accroché au menu, clin d’oeil de la maison pour mettre en valeur le trésor architectural du restaurant. 

Les Fresques
Hôtel Royal 
960 Avenue du Leman, 74500 Neuvecelle

Photos © Edouard Guibaud, © Guillaume de Laubier, © Pascal Reynaud, © Anne Moscatello, © Nicolas Jacquemin, © Jérôme Mondière © Capucine Plume

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