



par Capucine Gougenheim Geagea.
Quand Chapitre Six rallume le Bus Palladium, la légende des nuits parisiennes
Paris n’a jamais vraiment oublié le Bus Palladium. Depuis 1965, le club légendaire de Pigalle faisait battre le cœur de la nuit avec un mélange de générations, de styles et de classes sociales sur le même dancefloor: un lieu de liberté absolue, où la musique, la fête et l’audace vibraient toute la nuit. Sa fermeture en 2022 avait laissé un vide: celui d’un espace iconique à part, fédérateur, festif, rock et impertinent.
Aujourd’hui, devenu boutique-hôtel, bar à cocktails et club underground, il rallume ses néons et rouvre ses portes rue Fontaine, prêt à écrire un nouveau chapitre.






En avril 2026, le Bus Palladium ouvre ses portes, métamorphosé mais fidèle à son esprit impertinent
Figure clé de la nuit parisienne, James Arch est à l’origine du Palladium, au 6 rue Fontaine, et du Studio A, sur les Champs-Élysées. Nommé Bus Palladium après un article de Jacques Chancel, intitulé Des bus pour le Palladium, saluant l’initiative visionnaire de James Arch qui avait organisé des bus permettant aux jeunes de banlieue de venir faire la fête à Paris, le lieu est mythique.
Durant 6 décennies, le Bus Palladium a reçu tour à tour Salvador Dalí, Serge Gainsbourg, Mick Jagger, les Beatles qui s’y sont produits, Otis Redding ou Téléphone qui a enregistré là son premier 45 tours en public et autres oiseaux de nuits remarquables qui ont créé sa légende, chacun attaché personnellement à un bout de son histoire.
Après sa fermeture en 2022, le Bus s’apprête aujourd’hui à renaître, sortant d’une lente torpeur.
À l’origine de cette renaissance, une rencontre évidente, autour d’une partie de backgammon, entre Christian Casmèze, gardien de la mémoire du lieu, et Nicolas Saltiel, fondateur de Chapitre Six, qui connaît les coulisses et l’énergie du lieu.
Ensemble, ils imaginent un Bus Palladium nouvelle génération: un nouveau théâtre, vivant, élargi à un hôtel pour créateurs et rêveurs, un restaurant ouvert du petit matin au dernier verre, un bar à cocktails, un rooftop intimiste, un espace d’expositions et collaborations artistiques et un club comme une nouvelle scène artistique.









Nouveau souffle avec Studio KO à l’architecture, Caroline de Maigret à la direction artistique, Valentin Raffali au restaurant, Lionel Bensemoun au club
L’architecture confiée à Karl Fournier et Olivier Marty du Studio KO donne le ton: un contraste permanent qui associe un brutalisme habité et vibrant, où le béton dialogue avec le velours, où la rigueur salue l’hédonisme.
Chaque espace devient le chapitre d’un récit nocturne à (ré)inventer. Au sous sol la salle historique renaît, repensée comme une scène centrale dédiée aux concerts et aux nuits électriques, sous la direction artistique de Lionel Bensemoun (Le Baron, La Folie Barbizon…).
Autour de cette scène, tout s’orchestre: un hôtel pour noctambule de 35 chambres et une suite Rock de 70 m2, un restaurant ouvert jour et nuit, un bar à « haute fréquence », un rooftop intimiste.
Caroline de Maigret, autre icône de Pigalle signe l’identité sensoriel du lieu, par touches: playlists bien pensées pour chaque espace, parfum signature aux notes ambrées, des uniformes pour les hôtes inspirés du rock anglais et de la Nouvelle Vague tandis que le chef Valentin Raffali apporte une carte volontairement resserrée, inspirée de l’océan Atlantique, privilégiant un sourcing de qualité
Rouvrir le Bus Palladium, c’est rallumer une icône vivante, faire le pari de réinventer les nuits parisiennes dans ce club mythique sans faire défaut à son impertinence.
Bus Palladium
6, rue Fontaine
75009 Paris
Photos © Mathieu Slavaing et Images d’archives Courtesy James Arch




Le choix de Plume *
*Plume a aimé les cocktails maison comme le « Bus Palladium », le fraisier super girly-gourmand présenté dans une jolie coupe, le bar architecturé et circulaire qui semble être là, depuis toujours, les murs déjà patinés par le temps.
Plume a aussi aimé a gentillesse et l’accueil de Valentin le directeur, les costumes en velours des barmen and girls, le best spot du bar qui sont les deux tables hautes en marbre entre le restaurant et le bar, qui permettent d’être confortablement dans l’ambiance mais aussi d’observer la salle, voir le défilé dansant et incessant des gens qui vont et viennent, sortent de l’hôtel, entrent au restaurant, vont au club, s’accoudent au bar, observent s’embrassent et puis s’en vont.
Plume a aussi aimé le club qui a gardé la scène, la grosse boule à facettes et le côté théâtral, les jeux de matières du studio KO, le mariage du béton et des motifs baroques du club, comme les tapis des escaliers des immeubles haussmaniens qui débordent des sols pour grimper sur les murs.
Ce qu’on adoré surtout c’est l’atmosphère, la bande son qui fait danser tout le monde et les gens qui ne sont pas là pour poser leur look, mais faire la fête.
@CapucinePlume